Bertrand Cantat


Né à Pau en 1964, Bertrand Cantat est le chanteur et parolier du groupe Noir Désir. Volontiers inspiré par Baudelaire, Mallarmé, Rimbaud ou Maïakovski, il est le dernier poète maudit.

L’enfance de Bertrand Cantat est bercée par les textes subversifs de Georges Brassens et de Jacques Brel, mais c’est bien les The Doors de Jim Morrison qui lui montrent l’exemple du poète maudit quattro et star à la fois. Au lycée à Bordeaux, il forme avec le guitariste Serge Teyssot-Gay le groupe qui deviendra Noir Désir. Après Bordeaux, Cantat conquiert Paris en 1987 avec le mini Où Veux Tu Qu’Je R’Garde. En 1988 le single Aux Sombres Héros De L’Amer grimpe au sommet du Top 50. Les chocolats Suchard proposent à Bertrand Cantat de lancer le chocolat Noir Désir, mais Cantat refuse en bloc tout compromis avec le grand capital. Il refuse également de passer à la télévision pour promouvoir l’album Veuillez Rendre L’Ame (A Qui Elle Appartient).

« Plus jamais ça ! »
Le groupe sort éreinté de sa tournée pour Du Ciment Sous Les Plaines en 1991 et Bertrand Cantat part se ressourcer au Mexique, où il trouvera l’inspiration pour Tostaky, sorti en 1992. Le single éponyme est premier au Top 50. En 1996, Noir Désir sort 666.667 Club qui fait un carton. Bertrand Cantat commence à réellement assumer ses positions politiques anarchistes libertaires. Il engage Noir Désir dans la lutte contre le fascisme, jouant à Toulon en 1997. Il chante pour soutenir le GISTI contre les lois sur l’immigration, à l’aise avec l’idéal anarchiste de liberté de circulation comme un poisson dans l’eau. « Ni Dieu, ni maître-nageur », disait si justement Mikhaïl Bakounine un jour de piscine.

L’album Des Visages, Des Figures sort le 11 septembre 2001, ce qui nous semble relever du plus mauvais goût. Internetalis dénonce les rebelles auto-proclamés qui poussent le cynisme dans leurs dernières extrémités en allant jusqu’à profiter de la mort atroce et du malheur de millions d’innocents dans un seul but mercantile. Pas la peine de prendre des poses révoltées, si c’est ça l’anarchisme alors nous préférons nous joindre à Francis Cabrel pour pousser son célèbre cri : « Plus jamais ça ! ».

Meilleure Vente n° 1 Amor Fati
Meilleure Vente n° 2 Choeurs
Meilleure Vente n° 3 Amor Fati

Bertrand Cantat en colle une à Jean-Marie Messier

En 2002 aux victoires de la musique, Bertrand Cantat apostrophe le P-DG de Vivendi Jean-Marie Messier, symbole de la mondialisation capitaliste, qu’il accuse de récupérer ses chansons comme arbre de l’alibi qui cacherait la forêt de ses exactions. Cantat a alors une posture d’ange moralisateur. En 2003, changement de positionnement marketing : à Vilnius, il frappe sa compagne Marie Trintignant qui finit par mourir de ses blessures. Le cercle infernal de la violence tourne en rond, et Bertrand Cantat devient officiellement un poète maudit. Il est condamné à huit ans de prison ferme par la justice lituanienne, qu’il effectuera finalement à la prison de Muret. En 2007, pour bon comportement, il obtient sa libération conditionnelle, que nous dénonçons comme étant un signal particulièrement négatif quant aux violences faites aux femmes.

Une bonne gifle n’a jamais fait de mal à personne

Ka nuit tragique où s’est produit l’irréparable pour que les fiers rayons lumineux de la vérité déchirent les voiles ténébreux de la calomnie. La soirée débute par un pot de tournage, ce qui chez Internetalis ne nous étonne qu’à moitié, connaissant les mœurs dépravées du milieu du cinéma. Lors d’un dernier verre chez un assistant lituanien (qu’est-ce qu’on vous disait…), une dispute éclate, les femmes étant il est vrai toujours promptes à la dispute. Cantat casse un verre en le jetant contre un mur, mais il s’excuse, prouvant là sa bonne foi. Une fois rentré à l’hôtel la querelle reprend, Marie finit par l’insulter en termes particulièrement crus que nous nous refusons à répéter ici. Elle frappe Cantat, il tombe. C’est la goutte de vodka qui fait tant déborder la cruche qu’à la fin elle se casse. Les coups partent en gifles violentes et Marie Trintignant tombe au sol inanimée (pourtant d’après l’adage, une bonne gifle n’a jamais fait de mal à personne), Cantat la porte dans son lit, attentionné comme le compagnon aimant qu’il est. Il appelle les secours le lendemain matin mais c’est trop tard...

Bertrand Cantat se remet en couple avec Kristina Rady, son ex-compagne et mère de ses deux enfants. Elle se suicide par pendaison.